Développement durable

I’ve got the blues!

Un ravier de tomates qui voyage aux quatre coins du monde, se vend moins cher en magasin qu’un autre produit localement, à deux pas de chez nous.
Mathias Fahy

Ce constat angoissant tant il est criants de vérité. Mais pourquoi ces décisions parfois absurdes et inexplicables sont-elles prises tant par les producteurs que par les consommateurs ? Question de gènes ? D’autre chose…?

Revenons quelques instants à notre ravier de tomates… Les frais d’une production locale responsable ne font pas le poids face à la production de masse en raison de la recherche accrue d’effets d’échelle dans notre économie, c’est-à-dire une réduction des coûts rendue possible par la production à, justement, plus grande échelle. Par conséquent, les ‘bons’ produits voient très rapidement leurs prix grimper alors que les ‘mauvais’ produits deviennent très bon marché : comment expliquer en effet qu’un Big Mac coûte la moitié d’une salade produite localement ?

Cette situation nous incite évidemment peu à revoir nos modes de travail ou de vie et à les envisager dans une perspective de ‘durabilité’. Comment réconcilier bon marché et qualité (pour un consommateur) ou durabilité et rentabilité (pour un producteur) ? En cessant de nous focaliser sur une économie verte traditionnelle et en repensant nos modes de production et de consommation selon cinq principes simples : les principes de l’économie bleue.

L’objectif consiste à rechercher de nouvelles sources de revenus (plutôt que de réduire les frais aveuglément), en vue de créer une véritable valeur économique. Comment ? En réfléchissant de manière innovante à vos activités au quotidien, vos outputs et vos sous-produits. Orientez vos activités afin de générer davantage d’outputs (contrairement au modèle classique d’un input pour un output) et veillez à les valoriser. Dans une situation idéale, tout output est précieux, tant pour le client final, que comme input au service d’un autre processus.

Saviez-vous que seul 0,2 % des grains de café est utilisé dans la fabrication proprement dite du café ? Les 99,8 % restants peuvent servir comme produit agricole ou dans la production de biométhane.

La forme la plus extrême se traduit par la logique circulaire, selon laquelle les déchets n’existent pas. Réutiliser, recycler, entretenir, réparer sont autant de modèles économiques circulaires qui ont le vent en poupe parce qu’ils reposent sur une impulsion économique génératrice d’une plus-value écologique et sociale.

Toute la philosophie BLUE s’articule autour de cette impulsion : l’époque où les organisations consacraient une rubrique de leur site internet à la durabilité pour ‘faire partie du mouvement’ (souvenez-vous du terme ‘greenwashing’) est révolue depuis longtemps– la durabilité représente aujourd’hui un enjeu colossal.

Créer une plus-value inscrite dans la durée ne se fait bien souvent pas seul, mais au fil des collaborations établies dans un écosystème de partenaires. Les outputs prennent alors tout leur sens et révèlent leur véritable valeur. L’organisation de l’industrie chimique sous la forme de cluster ne doit évidemment rien au hasard : les sociétés opèrent dans une logique de gains mutuels, où chaque output est réutilisé – un seul maillon manque et toute la chaîne vole en éclats.

« C’est bien beau tout ça, mais qu’en est-il réellement ? », allez-vous me dire.

Et bien, si je laissais la vidéo répondre à votre question ?

Regardez votre organisation à travers des lunettes bleues, laissez-vous guider par la passion, la créativité et votre faculté à innover, et créez la triple valeur que tout le monde recherche depuis tant d’années !

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Mathias Fahy