Le pont vivant : réussite ou bain forcé

Vous avez, vous aussi, appris de sages leçons lors d’activités non liées aux affaires ?
Gert Linthout

Croyez en vous et en votre business

Le week-end annuel d’aventure entre collègues est derrière nous. Les ingrédients sont toujours ceux du secteur du divertissement ‘soft’ : fête, jeux, BBQ, feu de camp, et bien évidemment… aventure.

La piste des Mariniers – un ingénieux parcours sur cordes pour traverser un canal en Flandre occidentale, où l’on trouve pneus de voiture, poutres, tonneaux… – devait cette année provoquer quelques bains forcés.

Confiance et concentration, tels sont les mots-clés selon l’instructeur, les mêmes qui dominent le business au quotidien. Mais de business, il n’était pas vraiment question (du moins, c’est ce que nous pensions) – ou alors c’était la grosse fiesta de la veille au soir qui expliquait le fait que nos cerveaux étaient encore en mode ‘stand-by’ ?

Coups sur le torse et doutes

Les collègues masculins étaient déjà en train de se frapper le torse, pensant qu’ils allaient y arriver « les doigts dans le nez ». ‘Piece of cake’ ou ‘simple comme bonjour, deux autres slogans que renvoyait l’écho du vent dans ce petit coin de Flandre occidentale.

Le premier courageux a senti 20 paires d’yeux braquées sur lui et commencé à ressentir autant de pression (au propre comme au figuré). Certains ont suivi son exemple. Les coups frappés sur la poitrine se sont intensifiés au fil du temps. Avec de la condition physique, de la puissance et de l’endurance, on pouvait presque atteindre son but, mais ce n’était certainement pas la clé du succès.

Le pont vivant, voilà ce qui a véritablement constitué le défi ultime : 40 cm de large, 5 m de long, suspendu entre deux cordes souples et sans corde de secours. Réalisable sur les mains et les genoux, mais « les vrais hommes le font debout », comme le prône notre coordinateur. Notre 1er héros est déjà tombé dans l’eau après 10 secondes, mais à notre grande surprise, le 2e, Tim, a réussi, debout et sans se mouiller, à rejoindre l’autre rive. Concentration suprême, regard vers l’infini, pas après pas, en traversée latérale. L’effort a duré 3 minutes, mais il a réussi à garder ses vêtements secs.

Funambule débutant, je me suis lancé, avec la niaque de rester debout, de ne pas mouiller mes vêtements et de gagner la célébrité éternelle. Après un demi-mètre, j’étais déjà en difficulté. Mon corps vacillait, et ma confiance commençait aussi à chanceler. « Ne regarde pas tes pieds » m’a-t-on crié. Cela semblait être un bon conseil… un très bon conseil même. Puis tout s’est passé étonnamment vite. Après une minute, j’étais déjà à mi-chemin et le plus dur était derrière moi. Je commençais à sentir la victoire, mais ma témérité m’a fait faire un pas de côté, et prendre un bain forcé.

Ah les hommes et la compétition… J’ai mis Tim au défi de rejoindre l’autre rive le plus rapidement possible. Après 10 secondes, il était à l’eau mais il n’a pas abandonné pour autant. Il est reparti du point de départ et, cette fois, il a foncé tout droit sans réfléchir, il a pris un maximum de risques, les yeux à peine ouverts. Et nous avons eu notre gagnant… en 5 secondes, il a rejoint l’autre bord.

Le business et la piste des Mariniers… ont plus de points communs que vous ne le pensez.

Le soir, autour du feu de camp, pendant les récits d’aventure, nous avons vu les parallèles avec ce que nous faisons au quotidien chez Möbius :

  • Quand vous vous lancez, ayez votre but en ligne de mire. « Ne regardez pas vos pieds ». Lorsque vous vous concentrez fortement sur votre objectif, vous avez beaucoup moins de chances de « tomber ». Vous avez aussi nettement moins tendance à surcorriger. Les entreprises ont trop souvent tendance à regarder leurs pieds, au lieu de viser droit devant, et suivre leurs objectifs.
  • C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Après 3 essais, nous avions déjà compris les trucs. Dans un job de connaissance qui évolue rapidement, il ne faut pas sous-estimer l’importance de la formation.
  • N’ayez pas peur de tomber. Tim l’a fait en 5 secondes au lieu de 3 minutes. Pourquoi ? Il n’avait plus peur de tomber, il était déjà mouillé. L’entreprise qui n’a pas peur que ses collaborateurs échouent crée une mentalité d’entrepreneur et ces derniers innovent beaucoup plus rapidement et plus radicalement. ‘Fail fast, fail good’

Dans le livre « The Speed of Trust: The One Thing that Changes Everything », Stephen M. R. Covey décrit ce phénomène et l’impact de la confiance sur tout ce que vous entreprenez dans la vie et dans les affaires. Ouvrage à recommander.

Vous avez, vous aussi, appris de sages leçons lors d’activités non liées aux affaires ?

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Gert Linthout